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Karukéra
Île papillon ; la Guadeloupe, « Karukéra », « l'île aux belles eaux ». Karukéra est le nom amérindien de la Guadeloupe, et c'est la terre sur laquelle notre école développe ses nouvelles racines.
- Sujet
- L'école
La Guadeloupe est un archipel d'îles situées dans les Petites Antilles, entre l'océan Atlantique et la mer des Caraïbes. Elle est constituée de deux îles principales : la Grande-Terre plate et calcaire, et la Basse-Terre montagneuse, volcanique et recouverte d'une épaisse forêt tropicale.
La Soufrière, volcan toujours en activité, heureusement calme, se dresse dans le sud Basse-Terre du haut de ses 1467 m. La Guadeloupe dispose de dépendances, un chapelet de petites îles dont les principales (habitées) sont Marie-Galante, les Saintes et la Désirade.
Une île plurielle
La Guadeloupe est une île plurielle ; un mélange de peuples d'origines et de cultures, assez représentatif du reste du monde. Elle est multiethnique, et pluriculturelle.
Les Noirs sont majoritaires, originaires d'Afrique, issus de l'histoire tragique de l'esclavage. Outre cette population, on y trouve une importante communauté d'Indiens venus de l'Inde au lendemain de l'abolition de l'esclavage (1848), des Libanais, des Syriens, des Haïtiens, des blancs békés ; les blancs « pays », descendants des colons, et, bien sûr, des Français métropolitains, appelés « mètro » par les Antillais.
Au sein de cette population hétérogène, le brassage est très important. L'appel des racines étant très fort, les échanges avec l'Afrique, l'Inde, les pays de la Caraïbe sont nombreux.
L'identité en Guadeloupe est souvent complexe : le Guadeloupéen se sent français dans un certain sens, mais aussi africain, indien et de plus en plus caribéen. Ce sont là toutes les ambiguïtés de la créolité, et beaucoup d'Antillais sont en quête de leur propre identité. Le créole, langue parlée et surtout de plus en plus écrite, est le principal élément de cette revendication d'appartenance à une culture, il joue donc le rôle essentiel dans ce ciment dans cette recherche de l'idée de peuple.
Malgré les divergences, ce mélange des genres se passe plutôt bien en Guadeloupe. Les communautés coexistent dans une tolérance plus ou moins partagée. Le Guadeloupéen n'est pas toujours d'un abord facile, car il est généralement très fier, voire susceptible. Mais s'il se sent respecté, il peut se montrer très chaleureux.
Les arts martiaux dans l'île
Le Guadeloupéen est aussi un féru de sport, comme pratiquants ou comme supporters. Les sports médiatiques de masse y ont bien sûr la côte (football ; cyclisme ; athlétisme ; …) et les stars internationales sont assez nombreuses pour faire vibrer le chauvinisme local. Les arts martiaux arrivent tout de même à sortir leur épingle du jeu.
Comme partout on peut y retrouver à l'échelle de l'île tout type de pratique. Judo et Karaté ont historiquement ouvert la voie. Mais à l'instar de ce qui se passe en France et sous l'influence de jeunes guadeloupéens rentrant au pays après leurs études ou une formation ; d'autres pratiques dans ce domaine se sont développées : Viet vo dao ; Tae kwon do ; Yoséikan budo ; tai-chi-chuan ; etc.
Le Kung fu n'échappe pas à cette règle et il se développe tranquillement. Il existe pour l'instant 2 clubs dans l'île.